À 50 ans un grand nom du rock, Michaël Jackson, nous quitte.

En soit cette nouvelle devrait être le simple rappel que «poussière nous sommes et que poussière nous redeviendrons».

La vérité, c'est qu'au-delà de sa mort sa vie d'artiste est comme le reflet pathétique de notre société de consommation. «L'argent donne tout même des filles!» disait le Père Goriot, l'argent rend blanc mais ne rend pas heureux!

Exploité dès son plus jeune âge par sa propre famille, son talent s'est atrophié au fur et à mesure du temps, au fur et à mesure du reniement de sa personne.

Il a cessé d'être pauvre, en tournant le dos à ses origines. Puis il a cessé d'être un enfant, sans jamais devenir un adulte. Enfin il a cessé d'être blanc sans jamais être accepté comme tel.

À ce stade son utilité artistique devenue nulle, il n'a cessé de défrayer la chronique des mœurs pour ses pratiques sexuelles, et la chronique financière pour le montant dû à ses banques.

Le plus triste dans cette affaire c'est que faute d'avoir eu une vie d'enfant il n'est jamais devenu adulte, et faute d'être pris comme adulte il s'est trouvé endetté alors qu'il était à la tête d'un pactole.

Finalement un coup de seringue d'un médecin trop bien intentionné, le sien, et surtout vraisemblablement intéressé au chiffre de sa prochaine tournée aura eu raison de sa peau.

Sa vie n'est que le triste reflet du profond état de délabrement de notre planète et des abysses insondables de nos déficits. Gare à la piquouse !!

« Les morts ne sont vraiment morts que lorsque les vivants les ont oubliés. »

Proverbe malgache